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Dans cette rubrique, Ugo
Jobin répond aux questions des magazines «
Euronight » et « Infosbar », dans le cadre d’interviews
mettant en avant le monde du bar, du cocktails
et de la nuit.
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A
chaque numéro Ugo Jobin nous fait partager son univers
« Bar Culture » en nous faisant découvrir
de nouveaux produits les événements les plus
« tendances » mais aussi nous permet d’en
savoir plus sur les termes les techniques les matériels…
utilisés dans le milieu du Bar ! Un passionné
de Bar Culture qui a monté il y a quelques mois sa
société de conseil sur les métiers
du bar Ugo&Spirits.
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| NightLife
:
Peux tu nous présenter avant tout ta société
et ton activité ? |
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UGO JOBIN : La société Ugo&Spirits
est une société de conseil sur les métiers
liés au bar. Le fer de lance est bien entendu l’événementiel.
Seulement je ne fournis pas de barmen jongleurs seulement des
flair-bartenders confirmés qui font du service bar durant
l’événement et travaillant sur une base
de 250 cocktails internationaux. Viennent ensuite le conseil
aux différentes marques de softs et spiritueux qui veulent
lancer un produit ou créer des modes de consommation
ainsi que le consulting et l’agencement pour les établissements
désirant faire du bar à cocktails.
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| NightLife
:
Y a-t-il
une réelle demande de la part des établissements
en matière de conseils ? |
UGO
JOBIN : En
fait suite à une interview donnée sur internet
plusieurs établissements ont fait la démarche
de me contacter. Dans cette interview je donnais un constat
sur l’agencement des bars et discothèques et
expliquais qu’en France aucun établissement n’est
équipé pour gagner de l’argent. Je suis
assez content car avant c’est moi qui démarchais
maintenant les professionnels veulent trouver des solutions
et je suis de plus en plus sollicité.
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| NightLife
:
Comment
se caractérise ton offre ? |
UGO
JOBIN : Cela
va du simple conseil à l’accompagnement dans
la création d’un nouveau projet. Ce que j’amène
c’est de la professionnalisation. Comment éviter
de perdre du temps travailler de manière plus productive
tout en s’occupant du client et si possible servir autre
chose que des vodkas-pomme… Pour travailler de cette
manière il faut un plan de travail adapté au
métier de bartender du matériel spécifique
et des produits spécifiques.
Si les
méthodes de travail évoluent ainsi que les outils
spécifiques le personnel va avoir besoin d’être
formé le coût de ces projets risque donc d’augmenter
et d’être impossible à réaliser….
Bien au contraire ! la société Ugo&Spirits
dispense des formations qui sont prises en charge par l’Etat.
L’établissement n’a donc aucun coût
supplémentaire pour former son personnel de bar. De
plus j’assure un suivi à l’année
à mes clients ils sont donc gagnants sur le long terme. |
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| NightLife
: On
parle beaucoup de mixologie en ce moment dispenses-tu également
des formations ? |
UGO
JOBIN : Tout
d’abord il faut re-situer ce qu’est la mixologie.
La mixologie est pour moi l’art du mélange c’est
la quête perpétuelle du goût et de la qualité
visant à satisfaire le consommateur. La mixologie se
réalise avec des fruits frais pour la plupart et des
alcools dits Premiums qui ont moins d’imperfection que
les produits dits « bataille ». L’utilisation
de ces produits est très importante car dans les cocktails
dis mixologie il y a très peu voir pas d’adjuvants
(crèmes sirops jus..). Aussi si l’alcool de base
est mauvais il est impossible de tricher et d’en masquer
le goût.
Je dispense des formations sur la mixologie aux établissements.
Je dois dire qu’avant je dispensais plus de formations
sur le flair mais la tendance s’est inversée. Les
marques de spiritueux me consultent également pour former
des barmen qui travaillent avec leur produits.
Au final tout le monde est gagnant : le patron amène
de la nouveauté à son établissement et
voit son chiffre d’affaires augmenter. Le Barman parfait
ses connaissances et la marque augmente les volumes…! |
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| Plus
d’informations : www.ugoandspirits.com |
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Fondateur
de la société Ugo and Spirits, Ugo Jobin possède de multiples
casquettes. Le bartender préféré de Thierry Ardisson (résident
de l'émission « 93, Faubourg Saint Honoré » sur Paris Première)
distille entre autre, des formations de mixologie et de flair
et consulte auprès de marques réputées dans l'univers du bar.
« Les établissements ont plus besoin de
vendeurs et de prescripteurs que d'animation »
Infosbar : Tu as achevé dernièrement
une tournée pour Gordon's… Quels ont été
les points forts de cette tournée ?
Ugo Jobin : La mise en place de standards. Je
m'explique. En général, on parle de tournées
d'animation. Or depuis plus d'un an, j'explique qu'aujourd'hui,
les marques de spiritueux et autres établissements
ont plus besoin de vendeurs et de prescripteurs que d'animation.
Cette dernière aura toujours une place mais actuellement,
ce n'est plus la priorité. D'ailleurs mon travail
sur Gordon's a plus tourné autour de séquences
de vente que du flair. J'ai tenté également
de monter aux bartenders des établissements et
aux clients que le gin, «
ce n'est pas mauvais » . Pour cela j'ai réalisé
un cocktail international : l'Australian
Sling (Gin Gordon's, Midori, sour, Perrier).
Quel est l'établissement le plus achalandé
côté bar culture visité durant cette
tournée ?
Hélas aucun. Le pire c'est que même pour
le service des boissons long drinks, les patrons d'établissement
perdent de l'argent, alors qu'un peu de matériel
parfois suffirait à compenser ceci. C'est vrai
que dans la majeure partie des établissements il
y a un vrai travail d'agencement à faire, mais
c'est un autre problème.
En France les personnes qui font les bars sont des architectes.
Pour le design, ok, mais pour la fonctionnalité…
Ou alors ce sont des agencements de brasseries, bistrots.
Le consulting du bar par des pros du secteur arrive doucement
en France mais nous sommes sur la bonne voie. Quelques
établissements ont d'ailleurs déjà
fait appel à mes services.
Côté consommation, quels sont selon toi,
les nouveaux produits (alcools ou softs) qui devraient
tirer leur épingle du jeu en 2006 ?
En général, ce sont des marques qui n'ont
quasiment aucun budget de com. Elles sont seulement sollicitées
pour leur qualité. D'ailleurs, elles sont déjà
des standards à l'étranger à l'instar
de Chambord et de Midori.
Je pense également aux produits que les bartenders
ont découvert à l'étranger et qui
ne sont pas encore présents en France. La majeure
partie des barmen guette l'arrivée de ces produits.
Enfin après l'explosion de la vodka je crois qu'il
va y avoir un retour au rhum. Mais pas du rhum blanc cubain.
Je pense plus à des rhums épicés
type Captain Morgan Spiced,
Foursquare, Eldorado spicy etc..
La consommation d'alcool des clients a t-elle baissé
en règle générale, eu égard
aux lois anti alcoole? qui tendent à se renforcer
?
Oui un peu je pense, mais bon beaucoup de personnes font
des soirées à domicile. Quant aux volumes
des marques, elles se trouvent dans la grande distribution
et non dans la nuit. Mais si les gens achètent
leur bouteille en supermarché pour passer un moment
convivial avec leurs amis…
Après ton aventure avec le magazine On the Rocks,
tu viens de monter une nouvelle société.
Quelles sont les spécificités d'Ugo and
Spirits ?
Incontestablement, la mixologie qui est ma spécialité
première et l'événementiel lié
aux flair- bartenders. Ma société propose
également de la formation flair et mixologie.
Quelle valeur ajoutée apportes-tu aux marques
qui te consultent ?
L'actualité nationale et internationale liée
au monde du cocktail et des spiritueux. En général
avant leur importation en France, je connais déjà
les produits et je sais comment les travailler. Je l'ai
démontré notamment avec le gin Tanquray
Ten, la vodka Smirnoff Penka, le whisky Gold Label, le
rhum Foursquare, Captain Morgan Spiced, Bacardi Orange,
Citrus, Raspberry…
Et puis à force de travailler avec les alcooliers
j'ai compris leur problématique. J'amène
mes observations de professionnel du bar et leur propose
des solutions pour parvenir à leurs objectifs.
Étant avant tout un passionné, j'ai envie
que les choses avancent. Alors je ne compte pas mes heures
car mon investissement est plus que complet et dévoué
à mes clients.
Va t-on vers de nouveaux modes de consommation ?
Inévitablement ! Comment peut-on vendre des vee?rres
d'alcool 20 euros aujourd'hui sans qu'il y ait le moindre
souci de qualité ? Payer ce prix-là pour
une vodka-pomme faut être cinglé !
C'est en partie à cause de ça que les gens
sortent moins. Les patrons de boîtes de nuit ont
surfé sur un filon pendant plusieurs années,
seulement aujourd'hui les vieilles ficelles ne suffisent
plus. Ceux qui ne vont pas évoluer très
vite seront condamnés à disparaître.
Il n'y a qu'à observer l'évolution du bar
de l'offre produit. Si de nombreux particuliers commencent
à chercher des cours pour réaliser eux-mêmes
leurs cocktails, c'est qu'il y a une demande du public.
Seulement s'ils ne trouvent pas de cocktails dans leurs
lieux de prédilection, ils iront là ou ils
peuvent en consommer. Quant au marché des spiritueux,
il tend vers le premium. Les marques sont donc obligées
de trouver de nouveaux modes de consommation pour justifier
ces produits.
Après avoir participé puis placé
de nombreux bartenders sur l'émission « 93,
Faubourg Saint-Honoré » de Thierry Ardisson,
tu t'installes maintenant comme barman résident
de l'émission. Quel a été le cocktail
le plus apprécié des invités ?
Thierry a adoré le « Ouaiiisss ». Il
m'a assuré que c'était vraiment pour le
goût et non pour le nom. Il m'a d'ailleurs noté
20/20 ; et je suis le seul à avoir obtenu cette
note.
Quel est ton constat à propos des derniers bars
d'établissement à image derrière
lesquels tu es passé tels que le VIP Room ou le
Baron pour ne citer qu'eux ?
Deux constats : il y a une demande de la part de la clientèle;le
mais le métier n'est pas reconnu à sa juste
valeur. Concrètement, en règle générale,
les patrons d'établissement ne veulent pas se donner
les moyens. Ils rechignent souvent à faire des
travaux ou acheter du matériel, à élargir
leur gamme de produits ou à offrir des formations
à leur staff. C'est dommage, mais ces établissements
sont voués à souffrir, que ce soit à
Paris, à Courchevel, Méribel, St Tropez
ou dans le reste de la province.
Au Baron, je me souviens que mon ami Lionel a voulu faire
dès du bar à cocktail dès son ouverture.
Il a donc laissé son barman qui revenait de Londres
et avait appris le métier chez Philippe Vic (Le
Rival, le Tourville, ndlr) mettre en place des cocktails
et éduquer la clientèle.
Et c'est là la force de Lionel. Il voulait faire
du bar à cocktail mais ne savait pas comment procéder.
Il a laissé carte blanche à son barman et
aujourd'hui, tout le monde se bouscule pour déguster
des cocktails, même à 4 heures du matin.
D'ailleurs, cela a mis un bon coup de « boost »
dans le paysage nocturne parisien et aujourd'hui, plusieurs
acteurs du monde de la nuit commencent à prendre
conscience de la nécessité du bar à
cocktail. Merci Lio(nel) ! Aujourd'hui, je suis sûr
que le bar engrange plus d'argent que la salle et je suis
bien placé pour le savoir, j'y suis quasiment tous
les soirs ! ote.
Quel est ton constat à propos des derniers bars
d'établissement à image derrière
lesquels tu es passé tels que le VIP Room ou le
Baron pour ne citer qu'eux ?
Deux constats : il y a une demande de la part de la clientèle
mais le métier n'est pas reconnu à sa juste
valeur. Concrètement, en générale,
les patrons d'établissement ne veulent pas se donner
les moyens. Ils rechignent souvent à faire des
travaux ou acheter du matériel, à élargir
leur gamme de produits ou à offrir des formations
à leur staff. C'est dommage, mais ces établissements
sont voués à souffrir, que ce soit à
Paris, à Courchevel, Méribel, St Tropez
ou dans le reste de la province.
Au Baron, je me souviens que mon ami Lionel a voulu faire
dès du bar à cocktail dès son ouverture.
Il a donc laissé; son barman qui revenait de Londres
et avait appris le métier chez Philippe Vic (Le
Rival, le Tourville, ndlr) mettre en place des cocktails
et éduquer la clientèle.
Et c'est là la force de Lionel. Il voulait faire
du bar à cocktail mais ne savait pas comment procéder.
Il a laissé carte blanche à son barman et
aujourd'hui, tout le monde se bouscule pour déguster
des cocktails, même à 4 heures du matin.
D'ailleurs, cela a mis un bon coup de " boost "
dans le paysage nocturne parisien et aujourd'hui, plusieurs
acteurs du monde de la nuit commencent à prendre
conscience de la nece du bar à cocktail. Merci
Lio(nel) ! Aujourd'hui, je suis sûr que le bar engrange
plus d'argent que la salle et je suis bien placé
pour le savoir, j'y suis quasiment tous les soirs !
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A
la tête de la société Ugo
& Spirits, Ugo Jobin projette de créer prochainement
un centre de formation de bartenders. Officiant entre autre
pour le compte du groupe MHD, Ugo Jobin pilote le bar de nombreux
événements avec son team de flair bartenders.
De la fameuse Garden des Rois J&B en passant par le ice
bar Belvédère récemment installé
pour la soirée Mini (Austin's) sous le pont Alexandre
III à Paris, Ugo Jobin est partout...ou presque.
Du conseil à la formation en passant par les compétitions
de flair et le bar business, U.J a accordé une longue
interview (audio) à Infosbar. |
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Comment
deux éléments censés fonctionner ensemble
pour former un tout peuvent être séparés
voir totalement opposés. Car le mot flair-bartender
inclus le bartending. Pourtant cette notion est aujourd’hui
souvent oubliée pour ne laisser apparaître que
le flair. Enquête sur l’évolution de ces
deux mots et ce qui a causé leur séparation.
Le flair-bartending
est apparu en France il y a environ dix ans avec
l’arrivée de chaînes américaines
comme TGI Friday’s et Planet Hollywood. Ce mode de travail
s’est perpétué ensuite dans une chaîne
française appartenant aujourd’hui au groupe Flo
: Hippopotamus.
Le flair-bartending est apparu et était utilisé
comme mode de travail. A l’époque était
enseigné le « working-flair » ou le «
rushing-flair » mais pas le flair en lui-même.
Cela est du à uneseule raison : leur séparation
n’était même pas concevable !
Apparu dans les bars restaurants américains le flair
était un mode de travail et non une discipline ou un
art. Le flair était considéré comme un
plus pour satisfaire le client. Pour cela les bartenders devaient
apprendre 250 cocktails internationaux 18 codes de couleurs
pour les store&pour les produits et tout ce qui fait le
métier de bartender. Le flair qui est l’art de
jongler avec tout ce que l’on peut trouver derrière
un bar et le bartending qui est l’ensemble des connaissances
techniques relative au bar était donc indissociables.
Pourquoi aujourd’hui existe t’il une telle séparation
et surtout comment a- t’elle pu devenir possible. Enfin
comment est perçue aujourd’hui cette séparation
par les spiritueux et les bartenders ?
UNE DIFFICILE TRANSMISSION DES SAVOIRS
Plusieurs
phénomènes sont en cause.
A commencer par la fin de ces restaurants. Aujourd’hui
Friday’s a fermé ses portes en France. Hippopotamus
n’a plus de flair-bartenders et ne compte plus sur le
pôle bar. Seul rescapé : Planet Hollywood. Cela
est maigre du coup la transmission de ce savoir s’est
considérablement réduite. De plus les personnes
capables de transmettre ce savoir sont peu nombreuses. En
effet beaucoup de bartenders ayant reçu cette formation
ou de trainers l’ayant enseigné sont partis à
l’étranger.Le secteur de l’évenementiel
s’est rué sur ces bartenders d’un nouveau
type. Et ce à commencer par les spiritueux pour la
représentation de leurs produits en discothèque.
De par ce fait seul le côté visuel était
retenu par les spiritueux. Certains bartenders ont commencé
à travailler avec des bouteilles vides et créer
des mouvements impossibles à réaliser en working-flair.
Pire certains ont créé des enchaînements
dits «routines» avec des bouteilles en feu !
Cela commence à changer aujourd’hui. Le premier
à l’avoir compris en France est WYBOROWA qui
emploie vraiment le working-flair et l’art de préparer
des cocktails. Lors d’un récent entretien Mr
Sevaux de la société GRAND MARNIER me disait
qu’il préférait le working-flair.
UN SAVOIR FAIRE QUI NE S’APPREND PAS
SUR DVD…
Deuxième
phénomène les compétitions de flair.
A l’issue de cescompétitions sont vendus de par
le monde des DVD sur lesquelss’inspirent les bartenders.
Ces DVD montrent de l’extrème bartending et non
du flair-bartending (or Roadhouse). Ce qui est retenu c’est
la performance et notamment le flair argentin qui consiste
à jongler avec trois bouteilles. Chose impossible dans
un bar en France. Les coureurs sont devenus à leur
insu les nouveaux trainers. Ainsi souvent quand je sors boire
un verre je vois des bartenders qui font un petit mouvement.
Lorsque je leur demande s’ils peuvent me faire une démo
la majorité me sortent une flair bottle ou une bouteille
vide. Où est l’intérêt ?!
La plupart du temps les cocktails ne respectent pas la fiche
technique le guest focus et autres techniques de service sont
inexistantes.
Dans ces moments je me rends compte de la chance que j’ai
eu en recevant ma formation. Cette formation que j’ai
reçu ne peut s’apprendre par des DVD seulement
par le savoir-faire et l’expérience d’un
grand bartender.
LE BARTENDER ENFIN RECONNU ?
Aujourd’hui
il y a un renversement de situation avec le fait que le métier
de bartender commence à être reconnu. De plus
les marques de spiritueux ainsi que les responsables d’établissements
reconnaissent le besoin d’avoir des professionnels dans
leurs établissements. Egalement recherché le
bartender/mixologiste. Car si le coté show et divertissement
est important il n’est plus une priorité. En
revanche le goût et le fait de surprendre la clientèle
devient prioritaire. Cela vient du fait que les clients préfèrent
boire moins mais mieux. Ce point est peu connu mais le flair
bartender complet est censé s’adonner à
la mixologie. Pour ceux qui veulent professionnaliser leur
établissement ou se spécialiser dans une des
parties du métier de bartender la société
UGO AND SPIRITS dispose des formations prises en charge par
l’Etat.
UGO & SPIRITS
3 rue Larmeroux
92 170 VANVES
Tél/Fax : + 33 (0) 1 46 38 96 40
Port : +33 (0) 6 18 97 34 01
Mail : ugo@ugoandspirits.com
www.ugoandspirits.com
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- COCKTAIL - |
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| UGO
JOBIN |
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| L’ E S P R I T D ’ U
G O |
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À
PEINE VINGT-HUIT ANS ET DÉJÀ UNE NOTORIÉTÉ
SANS PRÉCÉDENT DANS L’UNIVERS DU COCKTAIL.
UGO S’EST FORGÉ UN NOM,
OU PLUTÔT UN PRÉNOM, À FORCE DE TRAVAIL,
D’AUDACE ET DE CRÉATIVITÉ. IL CRÉE
UGO AND SPIRITS AVEC, POUR MISSION,
DE HISSER LE MÉTIER QU’IL ADORE AU SOMMET
DES PLAISIRS… par dominique peltier |
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La vodka Belvedere
a trouvé un partenaire de premier choix pour
se sublimer. Si cette vodka haut de gamme peut se
suffire à elle-même, la rencontreavec
Ugo Jobin lui ouvre des horizons nouveaux. En effet,
Ugo est d’une raceà part. Faire un cocktail
“stéréotypé” ne l’amuse
pas ou plus, sa quête estl’excellence,
mais à un degré si élevé
qu’elle dépasse tous nos souhaits. “Monplaisir
est de faire voyager les gens, de les conduire au-delà
des frontières, de leur imagination”.
Et ce qui semble incroyable, c’est qu’il
y parvient… Un sourire, quelques mots, quelques
gestes et vous voilà devant une chose rare
et unique, cette chose que l’on appelle cocktail,
oui, mais un cocktail qui s’apparente davantage
à de la cuisine haut de gamme. Pour obtenir
cette perfection, cette justesse des arômes,
Ugo travaille exactement comme un chef étoilé
; rien, absolumentri en n’est laissé
au hasard. Au fond, il n’y a aucun miracle,
que du travail et unere cherche constante afin de
trouver la parfaite alchimie. “Je consacre beaucoup
de temps à la composition, au mariage des ingrédients,
des produits et le produit justement en est la pièce
maîtresse. J’achète et je vérifie
scrupuleusement les fruits que je choisis ; je vais
préférer tel type de fraise à
un autre, parce que j’ai déjà
l’idée de ce que j’aimerais obtenir
au final. Mais je peux tester cent cocktails et n’en
retenir aucun. C’est un véritable engagement
et je suis incapable de me satisfaire d’un à-peu-près.
Tout est important : le verre que vous allez choisir,
la glace et ses effets sur votre préparation.
Il y a un éventail de détails qui a
été trop longtemps ignoré”.
Ugo n’est pas derrière un bar pour faire
un show, sa présence n’est justifiée
que par sa passion du goût, du beau et du vrai.
Pas de poudre aux yeux ou d’artifice, le maquillage,
il le laisse aux dames et demoiselles venues le temps
d’un verre l’accompagner dans ses odyssées
lointaines. Certes, il n’est pas avare de jongleries,
mais sans trop en faire ; tout doit rester élégant
et professionnel. À la question : quel est
le cocktail le plus demandé? Ugo répond
très simplement : celui que le barman propose…
“Selon moi, trop de barmans se contentent d’exécuter
l’ordre du client. Nous avons un rôle
à jouer. Il faut savoir, même dans le
feu de l’action, prendre le temps de poser les
bonnes questions, s’enquérir des envies
de la personne, les entendre et ensuite les interpréter.
Là, vous faites votre travail et la personne
s’en souviendra.” Pas étonnant
que le jeune homme décide très vite
de travailler pour son propre compte. Sa société
: Ugo and Spirits emploie cinq personnes dont trois
barmans animés par la même envie de faire
de l’exceptionnel. En ayant, dès le début,
mis la barre très haut, Ugo se retrouve aujourd’hui
réclamé à l’image d’une
“star” lors d’évènements
prestigieux. Ce n’était pas une surprise
de le rencontrer à Cannes pendant le Festival
du Film au Vip Room, au Murano Exclusive Place, au
Nikki Beach, sur la plage du Majestic ou sur la terrasse
de l’hôtel 3.14 jonglant, sourire aux
lèvres, avec une bouteille de Belvedere à
la main… Évidemment !
Polish Mojito verre: Tumbler •
garniture: Tête de menthe • Mettre 8 feuilles
de menthe dans un verre à mélange •
Ajouter 4,5 cl de Vodka Belvedere • 5 cl Simplesyrup
• 3 cl jus de citron vert • Ajouter de
la glace pilée • Remuer à la cuillère…
Watermelon
& Mint Verre à Martini •
Garniture : 1 tête de menthe • Ajouter
4 clde Vodka Belvedere • 2 cl de Sirop de Gomme
• Mettre 4 morceaux de pastèque fraîchedans
un verre à mélange et les piler avec
5 à 6 feuilles de menthe. • Ajouter des
glaçons •Shaker puis double strain afin
de filtrer le tout…
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Il
est l’un des mixologistes les plus reconnus
dans la profession, consultant auprès des
plus grandes marques des spiritueux et créateur
du Ugo&Spirits,
société de conseil et de formation
sur les métiers du bar, société
d’événementiel spécialisée
dans le service de cocktails haut de gamme.
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Comment
définiriez-vous votre art ?
Pour moi, la mixologie, c’est
l’art du mélange par excellence,
la quête permanente du goût et du
raffinement. Cela correspond à faire
vivre une expérience au client en délaissant
le fait de servir une simple boisson. C’est
la recherche de l’alliance parfaite des
saveurs et ce en mélangeant des spiritueux
supérieurs avec des fruits frais, légumes,
épices ou herbes.
Ce qu’apporte la mixologie à un
simple cocktail, c’est l’expérience
; le but est de transformer le moment que le
client va passer au bar en un « instant
».
J’ai l’habitude de dire que la mixologie,
c’est la gastronomie du cocktail car il
y a d’évidentes similitudes avec
les méthodes de travail et la démarche
d’un grand chef. Tous deux sont avant
tout des artisans du goût, à la
recherche d’assemblages permettant de
révéler, de sublimer toute la
richesse gustative des ingrédients qu’ils
utilisent. révéler, de sublimer
toute la richesse gustative des ingrédients
qu’ils utilisent.
Comparés
aux cocktails dit Long-drinks qui utilisaient
beaucoup de crèmes, sirops ou liqueurs,
ces barmen n’utilisaient quasiment que
des fruits frais ou des légumes et des
produits de qualité tellement supérieure
à ceux que l’on utilisait. Du coup,
j’ai goûté, discuté,
échangé et passé plusieurs
week-end à Londres.
Que
recherchez-vous avant tout dans vos créations
?
De
nouveaux goûts authentiques, qui apportent
un réel plaisir de dégustation.
Avec des spiritueux « premiums »,
de qualité irréprochable, de vrais
jus de fruits ou de légumes frais soigneusement
choisis, des épices, on peut réaliser
des assemblages sublimes. J’ai vraiment
envie d’étonner les gens, qu’ils
se sentent comme dans un restaurant en voyant
une carte alléchante avec des produits
qui ont l’air excellents mais sans réellement
savoir ce qu’ils vont déguster.
Le simple fait de voir le visage des consommateurs
à la première gorgée indique
tout de suite si on a réussi ou non.
Qu’est-ce
qui a déclenché votre vocation
?
Un peu le hasard. J’ai commencé
par pratiquer le Flair*, pour le fun. C’est
là que j’ai découvert l’univers
des cocktails. J’ai eu envie d’étudier
les spiritueux. Je me suis formé sur
le terrain lors d'événements puis
en apprenant le bar à l’américaine
par des standards dit “TGI Friday’S”,
en composant entre autre 250 cocktails internationaux,
des techniques de service etc.... Etant un éternel
insatisfait et un boulimique de connaissance,
j’ai commencé à faire des
recherches sur des produits incontournables
du bar que l’on ne trouvait pas en France.
Je me suis donc rendu à Londres (capitale
mondiale du bar) pour les acheter et les expérimenter.
C’est là que s’est joué
un tournant décisif dans ma carrière.
En rencontrant des barmen professionnels à
Londres, j'ai subi un véritable choc
qui m’a confronté à la réalité
des cocktails "standards" que je servais
à l’époque.
Comment
voyez-vous l’évolution de la mixologie
?
Je pense que c’est une tendance lourde
du cocktail. Les modes de consommation ont changé.
Aujourd’hui, les gens boivent moins mais
veulent boire mieux. Ils sont beaucoup plus
attentifs à la qualité, ils sont
curieux de découvrir de nouvelles saveurs.
Cela va aussi faire évoluer la profession
de barman, lui redonner la créativité
et les honneurs qu’elle mérite.
Cela va faire prendre conscience également
de la nécessité de professionnaliser
cette activité à part entière.
J’espère à terme que pour
être barman avoir des “bras”
pour manier un shaker ne suffira plus et qu’enfin
le statut de mixologiste soit aussi reconnu
que celui d’un chef étoilé.
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Le
Flair Bartending, c’est l’art de jongler
avec les bouteilles et autres ustensiles de bar,
tout en composant un cocktail. |
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